
Ah ben voilà ! Je vous imagine déjà en train de vous préparer à lire un récit scabreux, d'histoire des fesses, du genre "le facteur sonne toujours 2 fois", etc... Mais non! Que nenni! Vous êtes complètement à côté de la plaque.
Le sujet que je voudrais aborder aujourd'hui, c'est: quels sont les facteurs qui font qu'un individu est homosexuel ? (Je ne parlerais ici que de l'homosexualité masculine, car je ne maîtrise pas suffisamment le sujet du lesbianisme pour m'aventurer dans une explication qui, je pense, est sensiblement différente) Encore un sujet sur l'homosexualité, allez-vous dire ! Ben c'est que je suis concerné, tout de même ! Aussi j'ai une certaine idée de la chose, confortée par ce que j'ai pu observer chez mes compères, et j'aimerais la partager. A vous de dire ensuite si vous êtes d'accord ou non, ou si vous avez des nuances à exprimer ou des informations complémentaires.
Pourquoi parlés-je de 2 facteurs ? Parce qu'il me semble qu'il y a une cause "naturelle" et une cause "environnementale" qui, associées, font qu'un individu sera gay.
Tout d'abord, naît-on homosexuel ? C'est un point que présentent souvent ceux qui veulent démontrer que l'homosexualité n'est pas 'naturelle' (voire contre-nature). Ils disent donc: "On ne naît pas homo". OK, si on prend le terme dans son sens absolu. Car si être homosexuel, c'est avoir des relations sexuelles avec quelqu'un du même sexe, être hétéro c'est en avoir avec l'autre sexe. Or, quand on naît, on n'a pas encore de relation, que je sache. Donc on ne naît pas homo, mais pas non plus hétéro.
Si on prend les termes au sens plus large de 'tendances sexuelles', on ne nait pas non plus homo ou hétéro. En fait, on naît "bébésexuel" (c'est le seul néologisme que j'ai trouvé). Il paraît en effet que le bébé a une forme de sexualité qui s'exprime dans sa propre découverte et son contact avec la mère, mais là encore, je ne maîtrise pas le sujet.
Mais il apparaît d'autre part que la sexualité d'un individu s'établit vers 4-6 ans. C'est là que les choses vont se déterminer. Sur quelles bases? A mon avis, deux: 1) une grande sensibilité naturelle de l'individu, 2) un contexte parental particulier. Et je pense qu'il faut les 2 pour aboutir à cet être exceptionnel: le pédé.
.
Qu'entends-je pas "contexte parental particulier"? C'est soit le père qui brille par son absence, ou plus encore pas sa rudesse, son manque d'affection envers son fils. Cette attitude est en général décuplée quand le père voit la sensibilité de son fils et veut qu'il devienne un homme, un vrai. A coups de bottes! "Tu vas pas chialer comme une fille!". Tiens!, ça me rappelle une conversation avec ma soeur. J'essayais de lui expliquer un peu tout ça, lui disant que le père avait un rôle important (et là je pensais: en montrant à son fils qu'il était fier de lui, en lui apportant de l'affection, de l'intérêt et de l'estime). Et là, ma soeur dit: "Oh oui, c'est au père de montrer à son fils ce que c'est qu'un homme, pas comme maman qui te donnait une dînette pour jouer!". Aïe! Tout ce qu'il ne faut pas qu'un père fasse! Non non! S'il y a des pères (homos ou hétéros) qui lisent ceci, de grâce, donnez de l'affection à vos enfants, c'est tout ce qui compte.
.
Mais dans le contexte parental, il y a aussi la mère. Et là, combien de pédés, me parlant de leur mère, me révélaient (sans le vouloir) une femme autoritaire, qui portait la culotte, et qui entendait gérer non seulement son couple, mais aussi la vie de son fils. Une femme dure et froide. Et le gars, lui, fait tout pour se faire aimer d'elle, se pliant à toutes ses exigences, mais bien souvent en vain.
.
Pour résumer, il faut l'un ou l'autre de ces deux prototypes de parents, + un terrain personnel hyper-sensible, et là, on a l'homo dans toute sa splendeur.
.
Un seul ne suffit pas. Un enfant très sensible mais bien entouré n'aura pas ce "problème", et un enfant peu sensible ne sera pas plus perturbé que cela si ses parents sont durs ou méprisants. Ce qui explique que tous les enfants d'une fratrie ne sont pas concernés.
.
Mais, direz-vous peut-être, "pourquoi conseilles-tu aux parents de ne pas agir de la sorte (conseil aux pères ci-dessus)?". Vous concéderez d'abord, je pense, que cette attitude parentale n'est pas idéale, qu'elle ne peut que faire souffrir le garçon. Chacun a besoin de se sentir aimé, apprécié, estimé, et une lueur de fierté dans l'oeil du parent vaut tout l'or du monde. Et puis, je pense aussi que la vie d'un homo (en tous cas dans les premières années) n'est pas non plus idéale. Je l'ai déjà dit, je crois, si j'avais eu à choisir, j'aurais été hétéro; c'est tellement plus facile! Le nombre de suicides chez les gays n'est-il pas beaucoup plus élevé que chez les autres? Je ne connais pas personnellement un seul homo qui n'ait pas un petit problème psycho. Pas nécessairement un gros truc lourd, mais tout de même! Je n'ai pas (plus) honte de ce que je suis, mais quand on voit le nombre de gays qui s'en cachent, vraiment, on ne peut pas dire que leur sort est enviable.
.
Voilà l'objet de mes réflexions. Je vous remercie d'avoir eu la patience de les lire jusqu'au bout. Bien-entendu, je ne prétends pas connaître la vérité absolue, et certains ne seront peut-être pas d'accord avec moi. Qu'ils me le disent sans hésitation. Je suis ouvert à toute lumière.